Manger bio et local, un pari pour les Franciliens

72% des Franciliens ont consommé bio en 20161. Ces mêmes Franciliens souhaitent également consommer local. Les Franciliens dépensent davantage que les Français en moyenne pour l’alimentation. Ils dépensent plus pour les fruits et légumes et le poisson et moins pour la viande. Manger bio en IdF touche aujourd’hui des consommateurs aux habitudes alimentaires variées.


La consommation de produits biologiques en France est en hausse depuis 15 ans et
9 français sur 10 ont consommé bio en 2015.

Les produits bio les plus consommés.

Manger bio et local autrement

Parallèlement à la consommation de produits biologiques, de nouvelles tendances de consommation apparaissent comme le flexitarisme qui consiste à réduire la consommation de viande. Elle est remplacée par les œufs, les laitages et les protéines végétales. Le locavorisme est également à la hausse. Le consommateur choisit d’acheter dans son territoire. Il recherche alors les produits de saison, et par là préserve son environnement proche (pas de transports longs). De plus, il soutient l’économie locale.

Les comportements d’achats évoluent

Cela a également comme conséquence le développement  des circuits courts et de proximité qui se multiplient ces dernières années. Ils représentent aujourd’hui 8 %
du marché alimentaire. Cette tendance regroupe des réalités différentes.

Le marché bio des Batignolles à Paris ©Timothy Mason.

Les circuits courts se définissent par l’absence ou peu d’intermédiaires (0 ou 1) entre le producteur et le consommateur. Les produits locaux eux, renvoient à une proximité géographique. Les produits bio répondent à un mode de production respectueux de l’environnement, réglementé par un cahier des charges. Ainsi, parmi les 800 exploitations franciliennes pratiquant les circuits courts, 11 % sont bio et 90 % du volume produit en maraîchage bio est commercialisé en vente directe2.

Depuis 2012, la vente directe, la distribution spécialisée, et la restauration collective gagnent en part de marché.

La production alimentaire en IdF

Mais en dehors du blé ou de la salade, la production alimentaire provient pour une petite partie seulement de L’IdF. L’approvisionnement de l’Île-de-France repose majoritairement sur les autres régions françaises, l’Europe et le monde.

En moyenne, on compte une exploitation agricole pour 128 personnes en France, une pour 2 360 en Île-de-France et une pour 74 000 pour Paris et la Petite Couronne.


(1)baromètre Agence bio – 2016
(2) Gab IdF – 2012

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