L’agriculture bio dans l’Essonne progresse

2483879137_47bd8a88c9_zL’agriculture bio dans l’Essonne connaît une forte croissance de sa surface agricole : + 10,2 % en 2013-2014 ; + 3 % en 2012-2013. Elle occupe 2,7 % de la surface agricole utile. Le département se range à la troisième place pour la surface agricole engagée en bio et deuxième pour le nombre de fermes en Île-de-France¹. 

L’Essonne est constituée de quatre pays

Le Hurepoix à l’ouest est dominé par le maraîchage et l’élevage. La Beauce à la pointe sud-ouest, est céréalière. La Brie au nord-est, est une terre de céréales et d’élevage. Et le Gâtinais au sud-est avec les grandes cultures et un peu d’élevage est célèbre pour son miel, la menthe poivrée, le cresson, le safran… Les terres agricoles représentent 47 % du territoire essonnien soit 82 367 ha. Une bonne part est constituée de céréales et d’oléagineux. On ne trouve plus que 600 ha de légumes de plein champ, et la surface en maraîchage est en baisse constante.

Plus de fermes bio et de vente directe

La vente directe avec l’essor de l’agriculture bio a fortement gagné du terrain dans ce département. Les exploitations ont tendance à se diversifier. Elles associent par exemple l’élevage et des productions spécialisées. Sur 768 exploitations dans l’Essonne, 46 travaillent en agriculture bio, ce qui représente 5,5 % des fermes du 91. Pour 60 % de ces exploitations, le légume est la principale production. Autre particularité, la part des grandes cultures en agriculture bio (1 597 ha sur 13 exploitations) est plus importante que dans les autres départements de l’Île-de-France.

Recul des exploitations depuis 30 ans

Depuis 2000 une exploitation sur trois dans l’Essonne a disparu et sur les trente dernières années les deux tiers. Dans le même mouvement la taille moyenne des exploitations a doublé. Les grandes cultures sont présentes dans la majorité des exploitations. Entre 1988 et 1997 les trois quarts des maraîchers, la moitié des exploitations florales et 40 % des arboriculteurs ont disparu.

Les céréales occupent 67 % de la SAU

  • Le blé tendre a pour principal débouché la farine
  • Le maïs est destiné à l’éthanol, pour l’industrie pharmaceutique notamment
  • L’orge de printemps pour la bière
  • Le colza (13 %) pour l’huile
  • La betterave sucrière (6 %) pour le sucre, levure de boulangerie, bioéthanol,
    alcool, engrais
  • Les pois protéagineux (8 %)

(1) Source : GAB IdF.

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